A voir !

Découverte stimulante !!! Je ne suis pas seule…

Je ne connaissais pas Quitterie Delmas avant de découvrir cette vidéo… Une belle reconversion humaniste ! J’aurais pu prononcer son discours à quelques détails près…

Le monde change… et tout s’accélère. Reprenons nos responsabilités. Communiquons, échangeons, apprenons ensemble pour construire notre monde de demain…

L’humanisme s’opérationaliserait-il enfin ?

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5 Commentaires

Classé dans Avenir, Développement durable, Evolution, Préoccupations actuelles, Société

5 réponses à “A voir !

  1. Etonnante cette jeune femme qui prétend quitter un système politique tout en prétendant s’inscrire dans un système plus vaste (lequel ? Tout n’est-il pas politique ?).

    Etonnant de la voir à une tribune (cela n’illustre pas son idée du réseau, elle reste dans un mode de représentation politique classique, peut-elle nous illustrer plus concrètement son projet ? J’y reviendrai).

    Elle parle beaucoup de médias alternatifs et de leur forte audience : il y a donc toujours des tribunes occupées par des leaders d’opinions. Le lieu de la politique n’a peut-être pas tant changé que ça.

    En passant, « J’ai changé » c’est un classique de la réthorique politique, une simple posture. Rappelons-nous que Notre petit président l’a lui-même utilisée. Elle a simplement quitté le Modem, pourquoi ne pas s’en tenir à ça ?

    Sur le mode de représentation, la mise en application de ses idées, elle ne parle pas de questionner les images et les symboles. Dans la communication (politique ou publicité) chaque mot compte, chaque image compte. Il faudrait comprendre que l’on se « survend ». Est-ce l’image qui est trop belle, le produit pas assez beau ? Pour moi il y a 3 catégories. Est-ce que c’est la consommation des images qui est problématique, l’image de ce que l’on consomme ou ce que l’on consomme ? L’exposé ne distingue pas ces approches. Pour moi c’est ce genre de caricature qui nuit à la politique. (pour exemple, les « Yes Men » font de la politique et pensent en même temps leur image… Mais on peut imaginer d’autres moyens, du Happening au travail cinématographique de fond.)

    Des blogs ? Donc il faut commencer par acheter Microsoft (ou apple) pour ensuite apprendre sur les logiciels libres ? Ce processus est donc déjà en route. Si on doit parler de quelque chose, parlons en. Pourquoi dire : « c’est déjà sur les blogs » (Cela touche au fond de ma réaction : Mais que veut-elle nous dire ?)

    Elle parle beaucoup de gens qui auraient la même vision du monde et qui ne se parlent pas (bio/logiciel libre) : ces gens-là ont-ils vraiment la même vision du monde (Qu’est-ce qu’une vision du monde ? De l’éthique personnelle au projet politique peuvent-ils vraiment tout partager ? Ou est-ce comme toujours une affaire de consensus ? Peut-on considérer à priori que le consensus est acquis ?) ? J’ai également du mal à imaginer qu’ils ne se parlent pas…

    Le grand néant de sa situation… Ahh venons-y ! « Je n’ai pas de repères » : C’est mal parti pour poposer ! Aïe Aïe Aïe, mais comment peut-on dire ça ?

    Les Fight-clubs/Tupperware ça me semble déjà exister : ça s’appelle les « Repaires de Là-bas si j’y suis ». Nous (parce que je parle en connaissance de cause) y faisons ce genre d’échange.

    Allez je finis par ceci : Attachons-nous à bien dire. Laisse tomber ces gens du « mieux disant », c’est une catastrophe. (Plus gentiment, le mieux est l’ennemi du bien).

    PS : Vu la fréquence et la somme de ce que tu publies, je suis étonné de n’avoir reçu aucune proposition pour Fol d’Ire, qui est déjà depuis 2 ans un site-réseau qui doit nous permettre de mettre en commun les réflexions. Voilà pour le réseau.

    Sans rancune ?

    • C-Link

      Merci Sylvano pour ton passage sur ce blog, et le temps que tu as pris pour y laisser ton commentaire…

      Etonnante Quitterie, oui ! Elle prétend effectivement quitter le système politique pour s’inscrire dans un système plus global. Pour ma part, cela ne me choque pas. Elle entend s’extraire du système politique et des modes de gouvernance tels qu’ils existent aujourd’hui : partis élitistes, où la démocratie n’est qu’une vaste hypocrisie, où les décisions sont portés par des ambitions individualistes, où l’opacité est un art de vivre, où les responsabilités ne sont jamais assumées et où la liberté d’expression est prise en otage… Elle présente son discours à une tribune, certes, mais sans chercher à obtenir de suffrages au sens classique du terme. Elle parle devant un public intéressé à l’entendre… (N’est-ce pas ça la démocratie, pouvoir s’exprimer et être entendu ?)

      Son projet n’est que très brièvement abordé ici, mais il me semble particulièrement porteur pour l’avenir. Qu’on le veuille ou non, ce ne sont plus les beaux-parleurs politiques qui font le monde, ils peuvent tout au plus l’influencer. Le pouvoir s’est déporté dans les organisations (entreprises, administrations, associations,…). Ce sont elles qui produisent, qui emploient, qui rémunèrent leurs dirigeants, qui investissent à court ou long terme, qui spéculent… L’opinion n’est plus à convaincre, il faut maintenant changer nos modes de production, nos modes de gouvernance, nos modes de répartition, nos modes d’expression… Ce que Quitterie Delmas propose ici, c’est de responsabiliser les organisations, de porter en leur cœur de nouvelles ambitions, plus solidaires, plus durables, plus responsables. Et de créer des partenariats pour la réalisation de projets durables. Cette voie me semble particulièrement judicieuse à l’heure actuelle. Les décisions politiques tardent ? Qu’à cela ne tienne… Chaque entité peut à son niveau devenir responsable de son impact. Mais pour cela il faut innover, développer de nouveaux projets et ne pas se contenter de critiquer le système en place, il faut en inventer un nouveau, ensemble, avec éthique et réalisme.

      Ce n’est pas parce-que certains, peu intéressés par autre chose que par leur image, galvaudent le terme de changement, qu’il ne peut être utilisé pour rendre compte d’un phénomène individuel réel. Prendre conscience de l’inutilité de la pratique politique actuelle et concentrer son énergie à changer ce qui peut l’être est une évolution louable. Elle a changé, elle le dit. où est le mal ? Et si tout est politique, alors elle ne doit plus être seulement dialectique… Alors même s’il faut s’interroger sur le sens des mots et la symbolique pour communiquer, ne peut-on pas dans un premier temps se contenter d’exposer ce qui est fait ?

      La politique n’a pas changé, nous sommes tous deux d’accord. Apparence, rhétorique, cynisme… Il faudrait en outre être très naïf pour croire qu’il n’y ait plus à l’heure actuelle de leaders d’opinion… Et alors ? Cela nous empêche-t-il de proposer autre chose ? Toi comme moi, à toute petite échelle, tentons de faire émerger de nouvelles idées, une prise de conscience. Nous sommes des médias alternatifs… Et beaucoup d’autres comme nous le font ! Notre existence n’est pas un leurre (quoique… mais n’entrons pas en plus dans le champ philosophique, on ne s’en sortirait plus ! ;)) Heureux que d’autres admettent notre rôle dans l’alternative médiatique !

      Ne plus avoir de repères me semble au contraire être la seule solution pour réellement innover et proposer. Il faut accepter que nous soyons aujourd’hui incapables, avec nos représentations étriquées du monde, de changer quoi que ce soit… Ouvrons-nous, perdons nos repères, et créons-en de nouveaux, en coopération. Elle avoue ne pas avoir à elle seule la solution… Est-ce une honte de reconnaître les limites individuelles ?

      Je découvre chaque jour de nouveaux blogs, porteurs de nouveaux messages, je réfléchis chaque jour à l’avenir de l’humanité, et pourtant mon message reste bien confidentiel… Il faut que ces nouveaux débats virtuels prennent place dans le monde réel. Et elle se propose de mettre en place de nouveaux lieux de rencontre… Moi je la salue !

      Ce n’est pas parce-que des lieux existent déjà que de nouveaux ne doivent pas émerger. C’est le réseau et les liens tisser entre tous qui seront une force médiatique…

      Dans ce discours, tu vois du néant, je vois de l’espoir… Naîve et utopiste ? Je le suis sans doute !

      Aucune rancune de mon côté, juste une petite déception. N’y a-t-il que ça que tu aies relever dans ce blog ?

      PS : Pour ma contribution à Fold’ire, j’avais en brouillon ma vision du système politique… Tu proposais dans cette partie que le lecteur devienne rédacteur. Mais face à ta critique acerbe, celle-ci va dans un premier temps rester ici…
      Tu es par ailleurs en lien…

      • Mais non, mais non ! Il ne faut pas être déçue ! Tu sais bien qu’analyser les discours politiques est un des buts qui sont poursuivis dans foldire.fr.

        Et puis si j’ai choisi ce post c’est parce c’est celui qui a le contenu le plus intéressant parmi ceux que j’ai parcourus :

        une personne parle de SON point de vue, SANS interruption ou montage, et avec une visée immédiatement politique (j’ai réalisé plus tard qu’elle parlait à des managers, et que c’était probablement pour cela qu’elle utilisait un vocabulaire marketing).

        C’est là que cela va plus loin qu’un petit clip bien pensant dont on ne voit pas l’auteur. Ici l’utilisation du « je » permet que l’on questionne ce « je ». « Je » pense que, « je » propose que, « j » ‘utilise une réthorique pour faire passer mes idées… C’est le post le plus politique que j’ai vu dans les derniers.

        Mais voilà, malheureusement, « le néant » ce n’est pas moi qui l’y vois, c’est une citation issue de son discours.

        Et je pourrais clarifier chacune de mes questions. Mais nous n’allons pas polluer ce forum avec un débat de 20 pages. D’autant plus que ce qu’elle propose ne me dérange pas, bien sûr que je suis pour un monde plus propre, c’est sa façon d’en parler qui, à mon avis, fait ressortir (une certaine immaturité de sa réflexion peut-être) ou en tout cas, met l’accent sur sa situation actuelle de « je ne sais pas trop où je vais ».

        Et en cela, c’est un discours qui est, quoi qu’on en pense, politique, mais qui n’est pas clair dans ce qu’il veut dire.

        En plus, sur le fond, je ne crois pas que l’initiative personnelle fasse changer les choses. Je prends des initiatives pour moi, pour être en accord avec mes idées, ça ne va pas plus loin. Je pense que c’est la raison de fond qui me pousse à questionner son discours, à essayer de pointer les articulations de l’argumentation qui pourraient sembler pertinentes mais qui pour moi ne sont pas forcément toutes logiques.

        J’essaie d’être encore plus clair : quelles sont les « informations » qu’elle nous donne ? rien de très précis, quelles sont ces réunions d’alcooliques anonymes qu’elle a mises en place ? après l’avoir écoutée je n’ai pas plus d’infos (quelle mauvaise image les AA… c’est cette faiblesse réthorique que je pointe : ce qui se conçoit bien, s’exprime clairement en général, si le discours n’est pas assuré, c’est qu’elle ne sait pas trop ce qu’elle veut dire, ça ne l’empêche pas de dire ce qu’elle pense, ça peut m’intéresser mais là ça m’a plutôt inspiré des critiques formelles).

        Toujours le plus clair possible : la grande idée de son discours, pour moi : « j’ai décidé d’être en accord avec moi-même, concernant, entre-autres, le bio, les logiciels libres et les paradis fiscaux » : c’est une déclaration d’intention qui n’engage qu’elle (et nous invite à faire de même. Pourquoi pas ?) Allez, moi aussi je veux être cohérent avec moi-même. Mais ce n’est pas parce que je le dis que je fais avancer le débat.

        Et puis au fond c’est peut-être très fin ce qu’elle dit, mais je ne vois pas son but tout simplement ! Qu’est-ce qu’elle veut dire par « je laisse sa devise à la République », ou en parlant des AA, ou en utilisant une formule sur la « désintoxication ». Tous ces mots qu’elle utilise et qui sont censés provoquer des associations d’idée chez nous. Elle était peut-être accro, mais je ne le suis pas, ou pas pareil : en quoi cela me concerne ? Jusqu’à présent j’avais tendance à croire qu’on était intoxiqué par des images et des discours. Moi j’ai envie de me désintoxiquer du marketing=d’un système de propagande=d’une science du langage qui organise ma pensée malgré moi. Mais j’aimerais bien que la République (dont je fais partie) soit le lieu de la création d’un levier pour ça. Tu vois, je trouve que c’est pas très clair chez elle tout ça…

        Si on abandonne le terrain de la politique « traditionnelle » à ces élites que tu décris très bien, je crois qu’on continuera à laisser des gens décider à notre place. Maintenant c’est « la » question de fond, et elle l’évacue. Et j’ai l’impression que tout le monde veut « promouvoir » les bonnes idées… sans se mouiller.

        Voilà, si tu as un projet de critique du système politique, cela ira plutôt dans Fol Savoir. Le lecteur peut devenir rédacteur (j’avais écrit rédactueur 😉 ) dans n’importe quelle partie du site, comme je suis en train de le faire ici. L’article dont tu parles c’est « qu’est ce qui est politique dans ma vie ? » et cela n’attend pas forcément d’analyse très approfondie, cela peut rester sur le mode de l’anecdote (je vais clarifier mon accroche, puisque je vois que ça n’a pas été limpide pour toi). N’hésite pas à faire des propositions… Enfin c’est toi qui voies…

        Je citerai peut-être cette discussion, ça m’interroge…

  2. Le debat promets d’être houleux pour le moins … 😉

  3. C-Link

    Merci TahitiBob pour ta contribution particulièrement enrichissante ! 😉

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