Inspiration, réflexion… Questions !

J’aurais peut-être dû enchaîner les articles dans leur ordre chronologique et faire un retour sur la méditation. Cette expérience fût particulièrement intense. Intense dans le chaque moment présent, qui m’a permis de comprendre que chaque instant est précieux… J’y ai compris l’interdépendance, l’unité même, corps et esprit. J’y ai ressenti l’impermanence de chaque chose. Mais maintenant, d’autres sujets, me préoccupent… et j’en reviens à mes fondamentaux.

Maintenant, je profite de l’élan créateur qui me porte, dû à un documentaire remarquable que je viens de regarder : Futur Focus, The Planet, by Michael Stendberg, Johan Söderberg, Linus Torell, une production Charon Film de 2006.

Leur introduction : “When a group of scientists and put their findings from their respective fields, an entirely new picture of our planet emerge”. (Quand un groupe de scientifiques met en commun leurs découvertes de leur domaines respectifs, une nouvelle image de notre planète emerge).

Vous comprendrez que dès la première phrase, ce documentaire m’a tenu en haleine. Je n’ai pas été déçue du contenu. Un contenu de constat, pas de solution. Ils ont eu un objectif, celui de tenter d’être exhaustif sur les conséquences de l’activité humaine sur notre planète…Où en est-on réellement ? Quelles ont été les impacts dramatiques de notre évolution des vingt dernières années ? Comment dans un monde globalisé, le moindre de nos actes quotidiens, qui semblent si banals – consommer quoi que ce soit – a un impact direct à différents endroits du monde. Ils montrent avec justesse que cet impact est de plusieurs ordres, et que la planète entière vit en interdépendance. Les changements climatiques, les destructions massives des ressources naturelles, l’accroissement des inégalités sociales, l’anéantissement de la biodiversité… Le documentaire rappelle très justement que si chaque individu sur la planète vivait comme un occidental moyen, nous tous, pas que les plus riches, nous aurions besoin de cinq planètes pour nous satisfaire… Et pourtant nous n’en avons qu’une. Et notre modèle se répand, encore et toujours plus rapidement, à une vitesse qui s’accélère sans cesse, partout dans le monde… Nos déchets s’entassent et nos productions ne cessent de s’’accroître… La recherche de la croissance économique reste le leitmotiv numéro un, malgré la décroissance évidente des ressources disponibles. Les forêts et sols se meurent, les océans se vident, les villes s’étendent et se polluent, les réfugiés climatiques et alimentaires sont de plus en plus nombreux… A ce rythme, ce n’est pas la génération future qui en subira les conséquences, ce sera chacun de nous. Pas plus loin que dans quelques années.

Il n’est plus temps de trouver les responsabilités et de chercher les coupables. Tout cela est pour l’instant d’aucune utilité… Des mots, nous en avons rempli des tonnes et des tonnes de livres, et avons usé pour eux des milliards de litres de salive… Pourtant, nos « besoins » ne cessent de s’accroître.

Si nous ne voulons pas comprendre que nous avons tous à changer drastiquement nos modes de vie, nous n’avons plus qu’à souhaiter qu’une ère glacière vienne à notre secours. Mais attendre les miracles de l’extérieur ne nous fait qu’accentuer les problèmes.

Je prône que le monde doit changer, mais c’est un miroir que je me m’offre à moi-même, je dois changer… Mon impact est ma responsabilité. Nombreux sont les plans de ma vie qui à l’heure actuelle ne sont pas cohérents avec mes idéaux…

Mais pourquoi est-ce si difficile de changer… ? (je suis en train de lire : « The Road Less Traveled » de M. Scott Peck et ce livre est remarquable… Il m’aide à prendre conscience des freins au changement qui sont les miens ?)

Nous avons tous nos propres réponses, mais ce qui est certain, c’est qu’il est plus facile de regarder ce qui ne va pas autour plutôt que de réellement regarder ce qui ne va pas en dedans… Et je ne prétends pas échapper à cette règle.

Au cours de ma retraite de méditation, j’ai pris conscience du pouvoir de l’instant, et du pouvoir de chacun d’entre nous. J’ai également pris conscience de la difficulté de se défaire de ses besoins de satisfaction de ses désirs. J’ai pris conscience de la force puissante de mon égo, de celui qui me poussait à agir pour, malgré certaines bonnes intentions, pour ma satisfaction personnelle. Je me suis également rendue compte du puits sans fond de besoins qu’il induisait… A tout attendre de l’extérieur. Malgré mes discours de ces derniers mois, je reste toujours davantage dans les mots que dans les actes. Même si j’ai expérimenté différents modes de vie et continue de courir le monde en quête de compréhension, je reste ce consommateur, qui parfois ne résiste pas à une pulsion de chocolat ou de cigarettes, de reconnaissance ou d’apparence…En plus d’être autodestructives, toutes mes pulsions ont pour conséquence de créer une distance énorme entre ce que réellement je suis, et les convictions que j’aie. Je me sens ensuite coupable et m’enferme à nouveau dans le besoin égoïste de comprendre pourquoi je ne suis pas celle que je dis.

Alors je ne blâmerais plus… C’est difficile de se changer… Et pourtant tellement nécessaire…

J’ai vraiment pris conscience, que ma seule satisfaction à long terme, résidait dans le service à la planète. Ce que j’offre à ma planète, à d’autres, que ce soit mon argent transformé en nature, mon énergie, mon temps, me satisfais bien plus pleinement que des gadgets ou hobbies personnels qui ne me satisfont que le temps de les user et qui crée un renforcement toujours plus accru de mon égo. Celui là justement qui me fait continuer cette fuite en avant dans la consommation et qui génère l’impact que l’on connaît (renforcement des pouvoirs des corporations, destruction des ressources naturelles…)…

Mais comment réussir à toujours faire la distinction entre la quête d’égo et le service aux autres ? On croit si souvent agir pour le bien d’autrui alors que nous ne faisons en fait que satisfaire nos propres besoins de reconnaissance… Je n’ai pas encore complètement de réponse, mais il me semble qu’essayer vraiment de comprendre nos émotions, et donc nos motivations profondes à agir – ou à ne pas agir, et à ensuite en faire une analyse de l’esprit et du cœur, nous pouvons chacun trouver notre réponse. Et à partir de là, faire de son mieux pour agir en son âme et conscience.

Tout cela est bien sûr, encore une fois, de la théorie… Mais en tentant, dans des moments de conscience, de mettre en pratique ses vertus, je me suis rendue réellement compte qu’en satisfaisant des besoins supérieurs à ceux de mon moi égoïste et autocentré, avec compassion et résilience, je me sentais plus harmonieuse à l’intérieur, ce qui a une résonnance à l’extérieur… Bref, je ne vais pas continuer mon blabla…

Mais en regardant ce film, qui m’a re-réveillée après un début de torpeur et de confusion, je me suis à nouveau, reposé la question de quel serait le rôle qui aurait le plus de sens dans ma vie et qui répondrait à mes convictions profondes… Si je crois que le monde peut changer, et que cela passera par la transformation progressive de chacun d’entre nous, que nous avons-nous, humains, les moyens de rétablir une balance plus équilibré, que dois-je faire moi ? Faut-il que je m’investisse à ma toute petite échelle auprès de ceux qui manquent de ressources dans les pays les plus pauvres pour les aider à ne pas suivre notre modèle et à tendre à l’autosuffisance, ou dois-je plutôt m’impliquer dans la promotion de la « décroissance » dans nos contrées ? Combiner les deux n’est-il pas une dispersion d’énergie ? Et comment dois-je organiser ma vie en conséquence ? Suivre une voie universitaire, humanitaire ou à l’extrême monacale ? Je le dis comme une blague, mais j’avoue que la réponse n’est pas encore claire dans mon esprit. Dois-je participer et m’investir dans la vie d’une communauté pour tenter de l’aider à se développer de manière soutenable ? Et où trouver les moyens d’investir durablement et au plus juste les moyens matériels et immatériels nécessaires ? Et comment être certaine de faire le bon choix… Il n’y a bien sûr pas de réponse unique…

J’attends des réponses de l’univers tout en sachant pourtant que tout reste à construire, et que rien ne sera facile… Je suis prête à m’engager dans une voie, mais laquelle ?

J’espère construire ma réponse rapidement… Je vous ferai part des fruits de ma réflexion…

Un autre film inspirant, Baraka… C’est un film produit par trois voyageurs, qui ont réalisé des prises de vue qu’ils ont monté en musique… Pas de mots, mais pourtant, le message est dense…

Je finierai pas cette citation du XIVth Dalai Lama :

Never Give Up
No matter what is going on
Never give up
Develop the heart
Too much energy in your country
Is spent developing the mind
Instead of the heart
Be compassionate
Not just to your friends
But to everyone
Work for the peace
In your heart and in the world
Work for the peace
And I say it again
Never give up
No matter what is happening
No matter what is going on
Around you
Never give up

Je tente une traduction, veuillez m’excuser pour les évenutuelles maladresses :

N’abandonne jamais
Peut importe ce qui arrive
N’abandonne jamais
Développe le cœur
Trop d’énergie dans ton pays
Est dépensée à développer l’esprit
Au lieu du cœur
Sois compatissant
Pas juste envers tes amis
Mais envers tout le monde
Sois compatissant
Travaille pour la paix
Et je le dis encore
N’abandonne jamais
Peut importe ce qui arrive
Peut importe ce qu’il se passe
Autour de toi
Ne renonce jamais.

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6 Commentaires

Classé dans Approche personnelle

6 réponses à “Inspiration, réflexion… Questions !

  1. Caro

    Pas facile de trouver un sens à sa vie… en tout ca

  2. Caro

    en tout cas la schizophrénie qui résulte de la divergence entre paroles/idéaux/valeurs et actes je connais bien aussi…

  3. Pas facile non… Et je commence a etre vraiment convaincue qu’il n’y a pas un etre humain sur cette planete qui ne connait pas cette schizophrénie… Mais c’est bien parce-que c’est difficile que c’est passionnant ! 🙂
    Et mes reponses commencent a se construire !
    Ce bouquin, je viens de le finir… « The Road Less Travelled » est sans doute le livre qui m’a le plus ouvert de portes depuis des annees…! Un vrai raccourci dans ma confusion… Je vais essayer de lui rendre hommage, comme je peux.

  4. Francois

    bonjour,

    je serais interessé pour avoir des renseignements pratiques par rapport a la retraite a Pokhara.
    Je devrai m’y rendre dans les semaines qui viennnent et suis particulierement interessé par cette démarche
    Dans quelles conditions s’est elle effectuée ?
    Dans quel lieux ?

    Merci d’avance

    François

    • Bonsoir François,
      Je suis sincèrement désolée de ma réponse si tardive… Je n’étais que très peu connectée dernièrement et n’ai pas du tout vu votre message… S’il est encore temps, je me ferais un plaisir de vous en dire davantage…
      Bien à vous,
      Céline

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